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AVISPERSONNEL :

Tous les papas ne font pas pipi debout est un téléfilm réussi qui ne tombe pas dans les clichés connus et autres idées préconçues.

Les actrices, Natacha Lindinger et Carole Richert sont formidables et donnent vie à leurs personnages. Leur relation apparaît très crédible et il existe une réelle alchimie entre les deux jeunes femmes. Marina Vlady est excellente en grand-mère attentive et compréhensive et en mère dépassée et partagée. Le scénario écrit par Chris Vander Stappen est fort et remarquable.

Ce téléfilm aborde des questions très intéressantes concernant l'homoparentalité, une réalité encore niée dans certains pays aujourd'hui. Comment un enfant peut-il gérer une différence qui lui est imposée et qu'il n'a pas choisi ? Comment un enfant peut-il s'épanouir au sein d'une famille homosexuelle ? Comment peut-on se construire en ignorant qui est son père ? Comment un couple gay trouve-t-il sa place dans une société qui nie son existence ? Comment faire face au rejet lorsque l'on est enfant ? Quelle est aujourd'hui la place des familles patriarcales ? Le concept de famille a-t-il évolué ?

Avec pudeur, tolérance et respect, ce long métrage étudie ces questions sans pour autant apporter des réponses toutes trouvées de propagande homosexuelle.

Bien sûr, la famille Berthot dans sa vulgarité, son ignorance et son rejet apparaît immédiatement comme l'ennemi et la cause de nombreuses difficultés. Alors qu'en réalité, le rejet de l'homosexualité n'est pas si visible et parfois émane des personnes qu'on jugeait les plus tolérantes. Et le référent masculin du grand-père de Simon est finalement peu exploité et ne prend pas l'importance qu'il pourrait dans la vie de l'enfant. Le traitement choisit par le réalisateur laisse finalement cette mince mais désagréable sensation qu'il ne faut choquer personne, qu'il faut mettre tout le monde d'accord. C'est dommage de donner cette impression de ne pas prendre parti alors que quelque part, ce film en lui-même est une prise de position quant à l'homoparentalité.

En fin de compte, Tous les papas ne font pas pipi debout est un téléfilm qui traite d'amour, de tolérance, de respect et de liberté. Il présente une famille peu conventionnelle loin du classicisme attendu. Il prouve que chacun a droit à l'amour et à une vie de famille.

 

Samantha POUCET-FRANQUET
© Studio JACARANDA 2009

 

CULTUREMEDIAS : DVD - Tous les papas ne font pas pipi debout

Tous les papas ne font pas pipi debout

Simon, 10 ans, vit près de Bruges, avec ses deux mamans : Dan et Zoé. Dan est anesthésiste et belge, Zoé est professeur et française. Les deux femmes s'aiment depuis de nombreuses années. Désirant un enfant depuis toujours, Zoé est tombée sciemment enceinte d'un inconnu et 9 mois plus tard, Simon est né. Aujourd'hui, elles élèvent toutes les deux « leur » enfant.

Malgré leur stupeur, les habitants du quartier ont fini par vaincre leurs réticences et ont accepté cette famille peu conventionnelle et différente. Même la mère de Zoé qui n'a jamais vraiment accepté l'homosexualité de sa fille tolère cette relation et vient rendre visite à son petit-fils. Pourtant, les relations de celle-ci avec Dan demeurent toujours tendues.

Lorsque la famille Berthot emménage, les ennuis commencent pour Simon. Celui-ci tombe amoureux pour la première fois. Mais quand Max Berthot, 12 ans, découvre que Simon est le fils de deux lesbiennes, il déclare la guerre au "pédé de fils de gouine". Il se met en tête de le faire virer de l'équipe de natation et de le séparer de sa bande d'amis.

Simon commence à se poser des questions, sommes toutes parfaitement légitimes. Humilié par Max, il veut savoir qui est son père. Parce qu'après tout, chacun à un père. Puis Simon se met à penser que la présence de Dan est la cause de son absence de père. Il la rejette, se met à la haïr et l'ambiance chez Dan et Zoé devient très tendue.

 

 

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