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Les gais ne sont pas tous infidèles, et la plupart d’entre eux se protègent, de la même manière que les hétérosexuels. Rien ne prouve au contraire que certains donneurs hétéros n’aient pas eu de rapports à risque ?

Il est inconcevable qu’aujourd’hui en France, nous passions à côté de milliers de donneurs volontaires, au moment même où les associations se battent pour en trouver de nouveaux. De même, il est aberrant de nos jours de lire qu’ « un homme ayant eu un rapport avec un homme » est une contre-indication au don. Le 15 mai dernier, Frédéric Pecharman, jeune homme de 35 ans inscrit sur les listes de don de moelle osseuse depuis 1995, a été sollicité par l’Etablissement Français de Greffe (EFG) qui lui propose alors un receveur. En avouant son homosexualité et donc son exclusion au don du sang, l’EFG lui interdit également le don de moelle osseuse, alors qu’il est parfaitement compatible avec le malade. Considérant qu’il s’agit là d’une « absurdité » doublée d’une « non assistance à personne en danger », Frédéric Pecharman a entamé une grève de la faim le 28 juillet dernier, pour sensibiliser l’opinion publique et défendre son point de vue. Pour soutenir son combat, rejoignez le groupe Homodonneur sur Facebook.

Romance LEBEAU
© Studio JACARANDA 2009

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SOCIETEACTU : L’exclusion des gais pour le don du sang : une dangereuse injustice

La Ministre de la Santé Roselyne Bachelot réaffirme l’interdiction aux homosexuels de sexe masculin de donner leur sang. La principale raison évoquée serait d’éviter un risque de transmission du VIH, dont les taux sont plus élevés chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. Une explication jugée discriminatoire envers les gais, car les pratiques sexuelles n’ont rien à voir avec l’orientation sexuelle. Comme l’a affirmé Jean-Luc Roméro, Président-Fondateur des Élus Locaux contre le Sida, ce sont les pratiques à risques qui doivent êtres exclues, et non pas les homosexuels.

 

 

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