Malgré la censure de l’homosexualité dans certains pays, ou les tabous que ces films
peuvent rencontrer, le Cinéma ne craint pas la pression politique et continue à promouvoir
les longs-métrages gays et lesbiens dans le monde entier.
Le festival de Cannes en est la preuve principale cette année !
Au mois de juin, certains films sont à ne pas manquer !
Si vous avez envie de rire, de partager un moment agréable, léger en assistant à des situations farfelues, courez voir le nouveau film du fantaisiste Emmanuel Mouret : « Fais-moi plaisir » (Avec Frédérique Bel,
Emmanuel Mouret, Judith Godrèche, Déborah François) Le pitch : Ariane est persuadée que son compagnon Jean-Jacques fantasme sur une autre femme. Pour sauver son couple, elle lui demande d'avoir une aventure avec celle-ci, pensant qu'il s'agit du meilleur remède pour le
libérer. Lorsque Jean-Jacques se rend chez cette femme qu'il connaît à peine, il ne sait pas encore qu'il s'agit de la fille du Président de la République... Une comédie fine et burlesque,
une cascade de situations farfelues pour un badinage léger sur les contretemps du désir et les complications amoureuses (Sortie en salles le 24 juin 2009).
Avis aux amatrices de comédies : « Tellement proches ! » d’Eric Toledano et Olivier Nakache (Sortie en salles le 17 juin 2009) et le dessin animé qui renouvelle le cinéma français : « Lascars » d’Albert Pereira Lazaro (Sortie le 17 juin 2009).

Pedro Almodovar fait son retour avec le film « Etreintes brisées » dans lequel Penelope Cruz et Blanca Portillo, héroïnes de son précédent opus « Volver », se donnent la réplique (Sortie en salles le 20 mai 2009).
Les autres sorties du mois : « Transformers 2, la revanche » (à voir davantage pour le spectacle des effets spéciaux que pour l’histoire en elle-même), l’excellent thriller haletant « jeux de pouvoir » de Kevin Macdonald avec Russell Crowe et ben Affleck, ou encore la jolie surprise en matière de film de genre : « Vertige » d’Abel Ferry, avec la talentueuse Fanny
Valette, une aventure qui laisse place au réalisme et aux situations extrêmes… !

Le film coup de coeur : « Very bad Trip » de Todd Phillips qui nous offre une « open
barre » de rire ! Une comédie burlesque, qui a ravit les spectateurs puisque le film apparaît comme étant le plus drôle de l’année 2009 ! Un film délirant, hilarant, excessivement bien
réussi, une cascade de gags qui créée la surprise… A consommer sans modération ! (Sortie en salles le 24 juin 2009).
Les films que nous n’avons pas aimés ce mois-ci :
La comédie musicale ratée « Dancing
girls », de Darren Grant qui ressemble davantage à un banal clip diffusé sur MTV qu’à un film,
l’inoffensif « Hanté par ses ex » de Mark Waters, et la comédie clichée « The Women » de
Diane English.

CULTUREMEDIAS : Cinéma
L’actualité cinéma du mois de juin :
Et si nous revenions un peu sur la sélection du Festival de Cannes qui s’est déroulé en
mai dernier ?
Effectivement, cette année fut marquée par une édition très gay-friendly puisque une dizaine de films abordait, de différentes manières, la vision de l’homosexualité dans le monde.
Ainsi, le talentueux réalisateur Lou Ye s’est vu remettre le prix du Scénario pour son film « Nuits d’ivresse printanière », pour lequel l’auteur de cette comédie dramatique chinoise a dû braver l’interdit en tournant son film malgré les condamnations du gouvernement chinois. En effet, Lou Yee, 43 ans, est sous le coup d’une interdiction de travail d’une durée de cinq ans à cause de la présentation à Cannes de son long-métrage, « La jeunesse chinoise », en 2006. Il raconte : « C'est une condamnation à mort artistique.
Comment retravailler après cinq ans sans rien faire ? Dès 2006, j'ai dit que je ne respecterais pas cette interdiction parce que c'est une question de survie ». Lou Yee refuse la censure des moeurs d’aujourd’hui et décide de réaliser son film seul, avec une petite caméra, sans lumière ni matériel, avec une petite équipe : «C'est assez facile de tourner dans la rue. Il y a toujours et partout quelqu'un en train de filmer avec une mini DV. C'est grâce à une de ces petites caméras passe-partout que j'ai pu faire le film. Ça me ramène à l'état primitif du cinéma : sans rails, sans lumières, sans rien. Beaucoup de gens, des anonymes, nous ont
aidés ». C’est alors que « Nuits d’ivresse printanière » est né ; le film s’attache aux tumultueuses histoires amoureuses de deux hommes en Chine. Le réalisateur explique : «L'homosexualité n'est plus vraiment un tabou. Il y en a de plus forts, comme celui dont traite mon précédent film [le massacre de Tiananmen, ndlr]. C'est à ça qu'on voit les progrès accomplis par la Chine, même s'il y a encore des réticences dues à la famille et à la tradition ».

Rappelons qu’en 2006, Dai Sijie, réalisateur du film poignant et poétique intitulé « Les filles du botaniste » s’attire les foudres du gouvernement chinois en révélant l’histoire tragique de deux jeunes filles condamnées à mort pour s’être aimées. Mylène Jampanoï, l’une des deux actrices principales du film, se souvient de sa rencontre avec le
réalisateur et de la complexité politique du projet : «
Cela a été très compliqué parce que ce que je ne savais pas, c'est que son film était d'ores et déjà censuré en Chine, à cause du sujet, l'homosexualité, qui est encore tabou là-bas. Donc Dai avait interdiction de tourner dans son pays […] Le film a finalement été tourné au Viêt-Nam. » Elle revient sur l’interprétation de son rôle : « Je n’avais pas peur d’incarner une lesbienne. Je n'ai aucun problème à jouer ce genre de rôles. Au contraire même... Mais je ne voulais pas rentrer dans le cliché de l'homosexuelle, de la camionneuse qui a perdu toute féminité ».
Autre long-métrage bouleversant présenté au Festival de Cannes dans la quinzaine des réalisateurs : « J’ai tué ma mère » de Xavier Dolan, jeune réalisateur et acteur
québécois de dix neuf ans, qui remporte trois prix à Cannes dont le Prix « Regard Jeunes ». « J’ai tué ma mère » sortira en France le 15 Juillet 2009, après avoir rencontré un certain
succès au Québec.

