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SAMSTORY : Des collégiennes agressent une lycéenne lesbienne

Albi. Deux élèves qui ont mené le guet-apens, interpellées hier.

Elle n'en pouvait plus d'être insultée, en raison de son orientation sexuelle. Depuis la rentrée, une adolescente de 16 ans, élève du lycée Bellevue, était devenue la cible d'un groupe de collégiennes. Trois d'entre elles, les « meneuses », l'avaient surprise un soir, place Jean-Jaurès. Elles attendaient le bus pour rentrer chez elles. La lycéenne albigeoise s'était assise sur un banc, avec son amie : les deux filles ont échangé un baiser, sur la bouche. Témoin de la scène, un groupe d'élèves scolarisées au collège Balzac a eu une réaction épidermique : des insultes à caractère homophobe ont jailli.

« C'était devenu un rituel de s'en prendre à elle. Après le premier incident, la jeune fille avait changé d'itinéraire. Elle évitait de passer devant le collège Balzac mais les autres arrivaient toujours à la retrouver », confie un enquêteur de la brigade de sûreté urbaine qui a entendu la victime, venue déposer plainte mardi au commissariat avec sa maman.

Lundi soir, la lycéenne est carrément tombée dans un guet-apens. Entourée par une dizaine de filles, elle a reçu des gifles, des coups de pied, elle a eu des cheveux arrachés. Des violences que sa famille ne pouvait admettre… et que les pouvoirs publics, comme l'Éducation nationale ne veulent pas laisser passer.

Hier matin, deux des trois meneuses présumées de la bande ont été interpellées, au collège Balzac. Elles sont à peine âgées de 14 ans et habitent Albi. Placées en garde à vue, elles ont reconnu leur participation aux faits « mais en atténuant leur responsabilité », indique un enquêteur de la BSU. Saisi, le procureur de la République a décidé de les poursuivre pour « violences aggravées commises en réunion ». Les deux adolescentes sont convoquées le 9 octobre devant le juge des enfants...

source Internet l’évènement date du 23 septembre.

Mon coup de GUEULE:

14 ans et déjà homophobe, mais où va le monde ? Je m’insurge contre toute cette violence gratuite pour un seul baiser échangé dans la rue. Mais au-delà de tout, je me demande comment on peut passer si rapidement de l’insulte à l’acte en tout état de conscience. Il est temps, je pense, de faire comprendre aux petits esprits que l’homosexualité n’est pas une maladie. Vivre son homosexualité au grand jour est une chose si merveilleuse qui passe par tellement d’épreuves que pouvoir tenir la main de la personne que l’on aime est un cadeau divin. Alors si nous avons le courage de révéler notre homosexualité et que des personnes nous détruisent verbalement et physiquement, je peux aisément comprendre que les jeunes aient du mal à faire leur coming out… J’espère que le jugement de ces deux jeunes homophobes ne sera pas léger, car même si elles n’avaient que 14 ans, elles étaient conscientes de leur crime.

Samantha POUCET-FRANQUET
© Studio JACARANDA 2009

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